Cette année est assez particulière pour la pratique de la cascade de glace. Les mauvaise conditions dans nos régions depuis la fin décembre nous font déplacer un peu plus haut dans l'arc alpin.
Plus précisément vers Cogne en val d'Aoste. Là-bas la glace ne connait pas la crise et c'est plutôt la "méga-affluence". Toutes les cascades sont en conditions voir en conditions exceptionnelles ! C'est à n'y rien comprendre...
N'espérez pas y aller un weekend, vous pourriez être vite déçu de la vision sauvage et des sensations de solitude que vous y attendiez. Certain cascade compte une vingtaine de cordées par jour!!!! en semaine c'est plutôt de l'ordre de 5!! Ah ouais quand même. C'est juste incroyable.
Du coups les clients un poil sur les dents comme nous tous férus adeptes de verticalité englacée, allons vers cette contré de l'Italie. Il faut savoir se lever tôt pour ne pas subir les lourdes frappes des cordées supérieurs. Ou bien choisir des lignes moins "classiques".
Premier voyage avec Fred Chamoux pour sa reprise en glace ... Deux jours pour ré-apprivoisé les piolets et réveillé les bras. Il fait très froid -15°C le matin et -7°C au plus chaud de la journée.
Nous optons le premier jour pour "A la mémoire du bouquetin", II, 5+, 100m.
Deux longueurs qui remettent vite l'ambiance de la verticalité. Une fois celle ci avalé nous nous dirigeons vers "Riacamo", II, 5+, 100m, qui est en condition moyenne mais qui vaut le détour.
C'est très fin sur le début puis ça deviens mieux mais très raide et on ne peux pas taper partout avec ces température de -10°C. J'y passe un peu de temps car pas mal de colonne sont fendu par se froid glaciale, Il faut grimper sans trop frapper.
Deuxième jour on opte pour la grande ligne de "Tchao Felix", III, 5+, A1, X, 300m.
Qui à été parcouru il y a peu apparemment. Après avoir parcouru la veille les bars à la recherche de quelques friends et coinceurs à racolé (Merci Sam Baugey), en effet je ne pensais pas faire cette ligne en venant ici.
La ligne est belle, les température encore très froide et il n'y a aucune trace.
Nous montons pour allez voir ce fameux passage en mixte, mais finalement ce deuxième jour, au bout de quatre longueurs pas si facile que ça, aura eu raison du physique de Fred mon client.
En tout cas ça fait du bien de grimper de belle ligne même si ça caille un peu plus que d'habitude.
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mercredi 26 février 2014
dimanche 15 décembre 2013
Spot de Dry Tooling pour tout le monde
Un petit article pour mettre à disposition de tout le monde le travail des deux automnes dernier pour l'ICE.
Le spot du Fournel baptisé le secteur "Accu", qui à servi deux années de suite au contest de l'ICE. Ouvert par Dimitri Messina, Mathieu Maynadier et moi même.
Très beau spot ou les longueur sont assez courte mais intense. Certaine prises sont marquées en rouge avec du Cryomarqueur, mais avec le temps ça s'efface!
En hiver la glace fais son apparition dans certaine ligne rendant la pratique plus agréable.
Pour l'accès c'est très simple il faut se garer au parking au fond du Fournel et on vois le secteur depuis la voiture. Juste à Gauche de Davidoff à environ 70 mètres (10 minutes).
Nom de voies connus :
2 : Droit dans l'accu
3 : Accu-lé
4 : Prends ton accu
5 : Bouffe moi l'accu
7 : Paye ton Accu
11 : Dry & Fly
Et enfin le secret spot que je dévoile à tout le monde car il ne servira pas pour le contest de l'ICE de cette année, puisque l'organisation à changé de main.
Ancien site d'escalade ouvert apparemment par Monsieur Charignon. Il n'a pas longtemps servi puisque les voie était assez moche car toutes sicaté et le rocher peu agréable.
C'est Jonathan Joly qui le premier à ouvert des itinéraires de dry en ajoutant à la falaise des rondins de bois.
J'y ai ensuite rajouté mon grain de sel en utilisant les points des anciennes voies en les transformant en voie de dry. D'autres longueurs ont vu le jour pour offrir un beau spot de dry à côté de la maison et plein Sud.
Ici les prises sont marqués à l'aide de craies grasses, du coups ici aussi ça peux disparaître avec le temps.
Seul la voie numéro 1 n'a pas d'auteur puisqu'elle ai apparu sans consentement, je ne sais pas qui à fait cette voie, qui est d'ailleurs très belle.
Pour l'accès, c'est simple : Il suffit de se rendre à Saint Martin de Queyrières et de se garer au plus haut du village vers un petit pont. De la remonter la piste à pied jusqu'à une grande croix en dois de 4 mètres de haut. De là traversé jusqu'au toit (10 min)
![]() |
| Un peu de pub, ça fait pas de mal ... |
Très beau spot ou les longueur sont assez courte mais intense. Certaine prises sont marquées en rouge avec du Cryomarqueur, mais avec le temps ça s'efface!
En hiver la glace fais son apparition dans certaine ligne rendant la pratique plus agréable.
| Voilà à quoi ça ressemble en hiver |
![]() |
| Merci Lafouche |
Nom de voies connus :
2 : Droit dans l'accu
3 : Accu-lé
![]() |
| Erwann dit le "Green lantern" pris en photo par Laurent Lafouche dans "Accu-lé" |
5 : Bouffe moi l'accu
7 : Paye ton Accu
11 : Dry & Fly
![]() |
| Manu Pellissier dans la voie 13, M5 (Re merci Lafouche) |
| Gaetan Raymond en personne qui enchaîne le M11+ au premier essai !!! |
Ancien site d'escalade ouvert apparemment par Monsieur Charignon. Il n'a pas longtemps servi puisque les voie était assez moche car toutes sicaté et le rocher peu agréable.
C'est Jonathan Joly qui le premier à ouvert des itinéraires de dry en ajoutant à la falaise des rondins de bois.
J'y ai ensuite rajouté mon grain de sel en utilisant les points des anciennes voies en les transformant en voie de dry. D'autres longueurs ont vu le jour pour offrir un beau spot de dry à côté de la maison et plein Sud.
Ici les prises sont marqués à l'aide de craies grasses, du coups ici aussi ça peux disparaître avec le temps.
| Quand je vous dis que c'est plein sud je ment pas. Ici dans "Double chèvre" |
Pour l'accès, c'est simple : Il suffit de se rendre à Saint Martin de Queyrières et de se garer au plus haut du village vers un petit pont. De la remonter la piste à pied jusqu'à une grande croix en dois de 4 mètres de haut. De là traversé jusqu'au toit (10 min)
vendredi 19 juillet 2013
Les arêtes du Diables au Tacul (4248 m) avec Florian.
| Les arêtes du Diable vue depuis l'arête Küfner |
On en a fait des courses, j'ai même réussi à le convaincre de faire une voie d'artif sur deux jours avec nuit sur portaledge.
Et depuis que l'on parcours la montagne je l'ai vu progresser de son côté et faire ses premières courses en amateur.
| Florian Laifa |
On trie le matos, profitant du retour dans la vallée de Michel, car le projet initial était l'ascension du Grand Capuçin par la voie des Suisses. Mais 3 jours de granit ont eu raison de ses doigts, à présent bien endoloris. Nous décidons de faire la traversée des aiguilles du Diable, bien que moins technique en grimpe pure, cette course est extrêmement variée et surtout bien plus engagée. Cette course propose l'ascension de six sommets de plus de 4000 mètres et ils sont considérés comme les plus dures de ses congénères en considérant leur ascension par la voie normale.
Direction le refuge des Cosmiques pour un bon repas et à nouveau une courte nuit.
Mauvaise nouvelle pour Florian, je lui annonce que l'on se lève à 1h00 du matin. Et oui c'est ça de faire de grandes courses. Une fois le repas avalé, direction le dortoir, moi je tombe comme une mouche, ça fait 18 jours d'affilée que je travaille en montagne, lui aura un peu plus de mal.
Réveil, petit dèj et hop nous voilà chaussés et cramponnés. Nous avons un bon regel et nous marchons d'un bon pas vers la combe maudite. Il fait toujours nuit et nous attaquons la remontée vers le col du Diable. 5h45, le soleil se lève timidement et nous attaquons la traversée
Nous somme entre la corne du Diable (4064 m) et la pointe Chaubert (4074 m). Une cordée partie du refuge Torino nous suit de près.
J'opte pour faire la Corne du Diable qui est facultative mais tellement accessible.
| La corne du Diable |
On descend en rappel et la cordée derrière nous, nous passe juste devant pour attaquer la pointe Chaubert. Nous attendons car cette fissure en 5a en pleine dalle pose quelques problèmes à la cordée devant nous. Nous enchaînons derrière sans trop de problèmes et après deux longueurs signons notre deuxième pointe.
| Florian s'affaire pour enchaîner ce 5a à l'ancienne |
Voici la plus belle des pointes, la pointe Médiane (4097 m). Ce sera la plus haute de la série pour nous. 3 courtes longueurs de 25 mètres environ. Un dièdre très photogénique permet de prendre de la hauteur avant de traverser vers le fil d'une arête vertigineuse.
| Sympa l'ambiance ! |
On poursuit par un rappel dont l'accès est un poil acrobatique, c'est indescriptible pour ceux qui ne l'on jamais fait.
Et nous voilà directement au pied de la pointe Carmen (4109 m). C'est normalement ici où il reste de la neige et souvent du verglas. Mais aujourd'hui c'est bien sec malgré la présence d'un peu de neige.
| Florian sur la brèche Carmen |
A force d'être focalisé sur mon client j'en ai oublié mon piolet, soigneusement mis en place dans une fissure au sommet du premier rappel. Heureusement le guide de la cordé devant nous en avait deux, merci Manu! Il y avait bien une cordée derrière nous mais, on avait bien deux heures d'avance sur eux, hors de question d'attendre ni de monter, du fait de la pression de la dernière benne de l'aiguille du midi et de mon retour auprès de ma douce dans le Briançonnais. Nous poursuivons notre ascension et filons jusqu'au sommet du Tacul en passant au pied de l'Isolée (4114 m). Nous ne la ferons pas bien que très intéressante, mais la fatigue attaque déjà notre cordée.
Sommet vers 13h30, Florian ne s'attendait pas à autant de variété dans la difficulté, mais la joie une fois l'ascension réussie explose et les souvenirs se gravent. Le beau temps rendant la chose encore plus belle.
| Summit pour Flo = ) |
J'aime la montagne
mercredi 30 novembre 2011
Couloir nord des Drus, en libre ...
| Les Drus, un peu plus gris chaque jour mais bien moins que demain |
Cette course fait le buzz en ce moment, car quelques cordées l'ont parcouru. Et pour moi, c'est un vieux rêve : c'est la course dont je rêve depuis que j'ai commencé le mixte en montagne.
Comme d'habitude, j'appelle Ben Guigonnet, mon acolyte de toujours en montagne, mais il n'est pas très chaud pour se cailler le cul en montagne. En ce moment il travaille des 8c vers Nice et il n'a pas fait de montagne depuis septembre. Pour ma part, je n'ai pas mis les pieds en montagne depuis le 8 juillet, suite à ma double entorse, mais cela me titille depuis que j'ai recommencé à grimper en dry tooling.
Je mate la météo et il fait beau encore 3/4 jours, je chauffe à blanc mon pote et finalement il craque. On se donne rendez-vous à 11h devant la gare du Montenvers le mardi et c'est parti.
Le train nous emmène sur la Mer de Glace et nous partons à pied au pied des Drus pour bivouaquer. 3 heures après nous arrivons au bivouac. On prend le temps de faire de l'eau, de s'installer correctement et nous croisons Éric Jamet et un pote à lui qui redescendent du couloir nord. Éric a libéré la voie en 14h30 aller-retour et il trace sur Chamonix, car il doit bosser le lendemain. On prend des renseignements de dernière minute, car (comme d'habitude) on a oublié le topo, puis on se couche.
Le lendemain réveil 3h00 et départ 3h30, la nuit noire nous entoure mais on est bien réveillé. On suit les traces des cordées précédentes, qui nous amènent tranquillement à la rimaye qui ne pose pas de problème. Le mixte pour arriver au pied des difficultés n'est pas très raide, mais il faut s'appliquer, car les protections sont éloignées. Il fait encore bien nuit quand nous arrivons au pied de la première longueur dure, la fissure Nominé, qui se fait normalement en artif. Ben me laisse la priorité, car je me sens chaud pour la libérer. Au programme, une fine fissure, très raide, de 40 mètres avec une 20aine de pitons en place. Petit hic, on a pris seulement 8 dégaines pour être plus light...
| La fameuse en artif, A1, ou en libre M7/8 |
Au bout de 30 minutes d'efforts et de zippettes intempestives, j'enchaîne cette longueur mythique en libre, sans crocheter un seul piton : je tiens à le préciser, sinon c'est triché. Mes bras sont chauds et le moral est au plus haut. Avec Ben on propose une cotation entre M7 et M8, à confirmer avec les prochains répétiteurs.
Ben s'occupe de la longueur qui suit, en M5 environ, qui ne pose pas trop de problème.
| Ben se frise avec cette belle fissure à piolet |
Puis je me fais la dernière longueur, dure, qui rejoins le couloir en glace. Cette longueur ma posé un peu de soucis, car une écaille décollée, proposant une fissure large, ne permet pas de grimper détendu. Il a fallu grimper quelques mètres à main nues pour en venir à bout (M6).
Nous voilà sur l'autoroute glacée qui mène au col entre le grand et le petit Dru. Un peu de crapahute en granit
| le passage en "S" |
| B'jour Mam'selle |
Quelques photos plus tard et nous voilà en train de redescendre en rappel, dans la directe du couloir nord. Bien qu'en rappel, ça fout la frousse cette ligne, mais ça à l'air d'être dément à faire : 200 mètres de technique, absolument vertical, voire un poil déversant. C'est tout ce qu'on aime.
| Raide la directe ... |
16h00, l'heure du goûter, ça tombe bien on est de retour au bivouac. Ben fait péter un lyoph ...
lundi 28 septembre 2009
Le Rostrtum "North Face", 5.11c (6c+), 260m
Mais quelle belle escalade !!!
dimanche 27 septembre 2009
"The Prow" A2, C3, 450m à washinton Column
Et me voila reparti pour de l’artif avec Johanna cette fois ci. Dimanche 20 nous avons préparé le matériel, la nourriture et bien sûr la tactique pour aller le plus vite possible. Pour Johanna c’est son premier big wall en artif. Elle n’a jamais dormi sur portaledge, ni hissé de sacs. Je lui fait part de mon expérience et elle me fait confiance pour la logistique.
Nous commençons le lendemain vers 5h00 du matin afin de faire l’approche et d’arriver avant d’autres cordées. Car ici le plus dur c'est d’être devant les autres afin de ne pas être ralentis. A l’attaque il y a un américain en solo qui n’a fixé qu’une longueur la veille, mais il nous dit qu’il ne peut aller plus loin car il s’est fait piquer par une guêpe à l’œil et son autre œil est aveugle. Du coup redescente pour lui et il nous donne 10 litres d’eau qu’il avait porté jusque là. Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres. Au deuxième relais nous observons un deuxième soloiste, irlandais celui-ci. Mais lui ne nous gênera pas trop il a déjà 2 longueurs d’avance sur nous.
Notre tactique, le premier jour, est de fixer 4 longueurs, en apportant avec nous tout le matériel technique et le soir redescendre dormir à Camp 4. Le lendemain, amener la nourriture et le reste de l’eau nécessaire pour tenir 2 jours en paroi.
Nous avons prévu un jour de rab, c’est plus sûr.
Nous réussissons à fixer jusqu'à R4 puis nous redescendons. il est 16H00, c’est cool nous avançons bien. Nous avons même rattrapé le soloiste. Le lendemain nous refaisons l’approche avec le reste des affaires, hissons les sacs et portaledge et reprenons notre ascension de la veille. Nous nous arrêtons à R9 et dormons à R8 car une petite vire nous procure un peu plus de confort. Nous avons réussi aussi à doubler l’Irlandais, qui est complètement lyophilisé. Et oui il n’a pris que 3 litres d’eau par jour ce qui est très peu par rapport à la chaleur qu’il fait ces jours-ci (39/40°C).
Nous avons pris 5 litres d’eau par personne et par jour et nous pensons finalement ne rester qu’un jour au lieu de deux dans la voie. Du coups nous lui donnons 7 litres, il nous remercie du fond du cœur et nous traite de gentleman. Le pauvre n’arrivais plus à parler tellement sa gorge était sèche.
Le lendemain nous sortons la voie vers 15h30 et prenons le temps au sommet. Nous avons réussi à tout faire en "Clean", c'est cool.
Nous laissons encore un peu d’eau pour notre ami, ainsi que des friandises, Il sera sûrement heureux de voir ça.
Viens le temps de la redescente qui est, de source du topo, assez compliquée et très dangereuse, car exposée, s’il on dévisse. En effet il ne faut pas tomber. Le chemin longe une falaise et des passages en escalade en 3+/4 sont obligatoires, sauf que nous sommes chargés de sacs très lourds, 20 kg pour Johanna et 30kg pour moi (et oui elle ne pèse que 50 kg la petite demoiselle).
Arrivés en bas, elle appelle son petit copain et il nous ramène tout les 2 au camping. Et oui, elle n’est pas seule dans la vie cette petite plante.
Nous commençons le lendemain vers 5h00 du matin afin de faire l’approche et d’arriver avant d’autres cordées. Car ici le plus dur c'est d’être devant les autres afin de ne pas être ralentis. A l’attaque il y a un américain en solo qui n’a fixé qu’une longueur la veille, mais il nous dit qu’il ne peut aller plus loin car il s’est fait piquer par une guêpe à l’œil et son autre œil est aveugle. Du coup redescente pour lui et il nous donne 10 litres d’eau qu’il avait porté jusque là. Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres. Au deuxième relais nous observons un deuxième soloiste, irlandais celui-ci. Mais lui ne nous gênera pas trop il a déjà 2 longueurs d’avance sur nous. Nous réussissons à fixer jusqu'à R4 puis nous redescendons. il est 16H00, c’est cool nous avançons bien. Nous avons même rattrapé le soloiste. Le lendemain nous refaisons l’approche avec le reste des affaires, hissons les sacs et portaledge et reprenons notre ascension de la veille. Nous nous arrêtons à R9 et dormons à R8 car une petite vire nous procure un peu plus de confort. Nous avons réussi aussi à doubler l’Irlandais, qui est complètement lyophilisé. Et oui il n’a pris que 3 litres d’eau par jour ce qui est très peu par rapport à la chaleur qu’il fait ces jours-ci (39/40°C).
Nous avons pris 5 litres d’eau par personne et par jour et nous pensons finalement ne rester qu’un jour au lieu de deux dans la voie. Du coups nous lui donnons 7 litres, il nous remercie du fond du cœur et nous traite de gentleman. Le pauvre n’arrivais plus à parler tellement sa gorge était sèche.Le lendemain nous sortons la voie vers 15h30 et prenons le temps au sommet. Nous avons réussi à tout faire en "Clean", c'est cool.
Nous laissons encore un peu d’eau pour notre ami, ainsi que des friandises, Il sera sûrement heureux de voir ça.Viens le temps de la redescente qui est, de source du topo, assez compliquée et très dangereuse, car exposée, s’il on dévisse. En effet il ne faut pas tomber. Le chemin longe une falaise et des passages en escalade en 3+/4 sont obligatoires, sauf que nous sommes chargés de sacs très lourds, 20 kg pour Johanna et 30kg pour moi (et oui elle ne pèse que 50 kg la petite demoiselle).
Arrivés en bas, elle appelle son petit copain et il nous ramène tout les 2 au camping. Et oui, elle n’est pas seule dans la vie cette petite plante.

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jeudi 12 mars 2009
retour au camp avant remontée finale
Frédéric, dans LA traversée clé de la voie et la "maison du Cuernos" sur la fameuse vire, refuge durant l'ascension.


Entretien satellite avec Frédéric.
Fini la dernière escale pour faire le ravitaillement, faire un brin de toilette, soigner les bobos et les mains douloureuses et repartir pour terminer cette jolie répétition-ouverture d'alternatives.
Du fait que la voie se fait sans le topo, le parcours se fait sur des longueurs alternatives, une voie traversante afin de reprendre la voie ouverte.
Comme expliqué dans un précédent message, il fait relativement beau et quand le soleil tape sur le sommet, la neige fond et la "pluie" arrose nos grimpeurs. Pour l'instant la vire reste le meilleur endroit pour dormir au sec, faire sécher les duvets trempés.
La longueur en A3+/A4 a été longue à gravir 5h1/4.
Il faut aussi se rendre compte que sur chaque longueur de cette belle face il y a un dévers de 1 à 2 mètres.
En fin d'après-midi nos trois équipiers, bien décidés à réussir ce sommet et profiter de la vue sur la vallée des français de l'autre côté, repartent pour profiter du dernier créneau.
environ 2h30 pour atteindre le camp avancé au pied de la paroi.
Demain, remontée sur les cordes fixes, nuit sur la fameuse vire, rejoindre par les statiques le dernier relais.
Enchaîner encore les longueurs, avant les 150 derniers mètres faciles, en comptant sur la clémence du vent.
Objectif : sommet dans 3 jours.
Au retour un beau topo avec la voie de Twid Turner et les ouvertures de l'Enja : un nouveau nom "for a fistfull of chapatis".
Fini la dernière escale pour faire le ravitaillement, faire un brin de toilette, soigner les bobos et les mains douloureuses et repartir pour terminer cette jolie répétition-ouverture d'alternatives.
Du fait que la voie se fait sans le topo, le parcours se fait sur des longueurs alternatives, une voie traversante afin de reprendre la voie ouverte.
Comme expliqué dans un précédent message, il fait relativement beau et quand le soleil tape sur le sommet, la neige fond et la "pluie" arrose nos grimpeurs. Pour l'instant la vire reste le meilleur endroit pour dormir au sec, faire sécher les duvets trempés.
La longueur en A3+/A4 a été longue à gravir 5h1/4.
Il faut aussi se rendre compte que sur chaque longueur de cette belle face il y a un dévers de 1 à 2 mètres.
En fin d'après-midi nos trois équipiers, bien décidés à réussir ce sommet et profiter de la vue sur la vallée des français de l'autre côté, repartent pour profiter du dernier créneau.
environ 2h30 pour atteindre le camp avancé au pied de la paroi.
Demain, remontée sur les cordes fixes, nuit sur la fameuse vire, rejoindre par les statiques le dernier relais.
Enchaîner encore les longueurs, avant les 150 derniers mètres faciles, en comptant sur la clémence du vent.
Objectif : sommet dans 3 jours.
Au retour un beau topo avec la voie de Twid Turner et les ouvertures de l'Enja : un nouveau nom "for a fistfull of chapatis".
Pendant ce temps, l'autre équipe, qui s'est malheureusement découragée un peu trop vite et qui a déséquipé la voie, a le moral un peu bas et aurait bien aimé que nos trois grimpeurs renoncent à grimper. Mais pas question, Frédéric tient bon. Le temps manque pour cibler de nouveaux objectifs, alors un petit treck sera peut-être au programme des prochains jours.
Programme après le sommet:
Préparer les sacs, plier le camps et faire place propre, charger les mules et redescendre à Puerto Natales pour préparer le fret en vue du retour en France.
Il semble bien, par contre, que certains bagages seront plus léger, car il semble que les "grosses", vu leur usure extrême, restera à Puerto Natales. Les pierriers, le granit qui grignote les bouts des chaussures, les rafistolages ne durent guère.
Ils ont bien l'intention aussi, avant le retour en France, de profiter de quelques jours de tourisme pour voir les curiosités locales, notamment l'île aux pingouins.
En résumé, la petite vie du groupe est bien réglée, ils sont remontés à bloc pour finir leur voie.
A bientôt dans quelques jours.
Programme après le sommet:
Préparer les sacs, plier le camps et faire place propre, charger les mules et redescendre à Puerto Natales pour préparer le fret en vue du retour en France.
Il semble bien, par contre, que certains bagages seront plus léger, car il semble que les "grosses", vu leur usure extrême, restera à Puerto Natales. Les pierriers, le granit qui grignote les bouts des chaussures, les rafistolages ne durent guère.
Ils ont bien l'intention aussi, avant le retour en France, de profiter de quelques jours de tourisme pour voir les curiosités locales, notamment l'île aux pingouins.
En résumé, la petite vie du groupe est bien réglée, ils sont remontés à bloc pour finir leur voie.
A bientôt dans quelques jours.
jeudi 26 février 2009
Encore une réussite pour l'ENJA
Vallée Bader, le 24/02
Photo 1 et 2 : Vallée Bader vu depuis le sommet de « Tchao Pantin »
et depuis le col entre les Cuernos Este et Cuernos Principal.




Photo 1 et 2 : Vallée Bader vu depuis le sommet de « Tchao Pantin »
et depuis le col entre les Cuernos Este et Cuernos Principal.




Aujourd’hui il fait grand beau, genre grand beau de chez grand beau ; pas un nuage, pas une bourasque. Bref le pied !
Donc il faut déjeuner vite fait, remonter le pierrier, enfiler baudrier, poignée jumard, croll puis partir et courrir sur les stats (cordes statiques). pan>Fab, qui vient juste d’arriver, n'est pas mauvais à ce jeu et après 1h30 de manip toute l’équipe (Jean-Mi, Cyril, Fab et Juju) est en haut des 400m des cordes fixées les jours précédents.
Il reste 50m pour atteindre la plate forme située sur la tour de granite qui termine notre voie. Pour faire les 30 premiers mètres, Jeam-Mi mettra 2 heures de combat intensif. Le début de la longueur est avallé rapidement puis la fissure s’élargit et devient « off width » (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une fissure large de 15 à 30cm, redoutable pour les pauvres européens qui ne maîtrisent pas les techniques de verrou). Jean-Mi laisse toute son énergie à ramper puis décide de laisser sa place à Fab. Notre joker termine la longueur telle une anguille et bricole le dernier relais au sommet de la tour en triangulant dans tous les sens.
Au dessus de nous, comme prévu,le schiste déversant ne nous attire pas : blocs instables, arrêtes tranchantes, bref la voie se suffit à elle-même ; pas besoin d’aller au sommet tout pris.
Donc il faut déjeuner vite fait, remonter le pierrier, enfiler baudrier, poignée jumard, croll puis partir et courrir sur les stats (cordes statiques). pan>Fab, qui vient juste d’arriver, n'est pas mauvais à ce jeu et après 1h30 de manip toute l’équipe (Jean-Mi, Cyril, Fab et Juju) est en haut des 400m des cordes fixées les jours précédents.
Il reste 50m pour atteindre la plate forme située sur la tour de granite qui termine notre voie. Pour faire les 30 premiers mètres, Jeam-Mi mettra 2 heures de combat intensif. Le début de la longueur est avallé rapidement puis la fissure s’élargit et devient « off width » (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une fissure large de 15 à 30cm, redoutable pour les pauvres européens qui ne maîtrisent pas les techniques de verrou). Jean-Mi laisse toute son énergie à ramper puis décide de laisser sa place à Fab. Notre joker termine la longueur telle une anguille et bricole le dernier relais au sommet de la tour en triangulant dans tous les sens.
Au dessus de nous, comme prévu,le schiste déversant ne nous attire pas : blocs instables, arrêtes tranchantes, bref la voie se suffit à elle-même ; pas besoin d’aller au sommet tout pris.
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