Cette année est assez particulière pour la pratique de la cascade de glace. Les mauvaise conditions dans nos régions depuis la fin décembre nous font déplacer un peu plus haut dans l'arc alpin.
Plus précisément vers Cogne en val d'Aoste. Là-bas la glace ne connait pas la crise et c'est plutôt la "méga-affluence". Toutes les cascades sont en conditions voir en conditions exceptionnelles ! C'est à n'y rien comprendre...
N'espérez pas y aller un weekend, vous pourriez être vite déçu de la vision sauvage et des sensations de solitude que vous y attendiez. Certain cascade compte une vingtaine de cordées par jour!!!! en semaine c'est plutôt de l'ordre de 5!! Ah ouais quand même. C'est juste incroyable.
Du coups les clients un poil sur les dents comme nous tous férus adeptes de verticalité englacée, allons vers cette contré de l'Italie. Il faut savoir se lever tôt pour ne pas subir les lourdes frappes des cordées supérieurs. Ou bien choisir des lignes moins "classiques".
Premier voyage avec Fred Chamoux pour sa reprise en glace ... Deux jours pour ré-apprivoisé les piolets et réveillé les bras. Il fait très froid -15°C le matin et -7°C au plus chaud de la journée.
Nous optons le premier jour pour "A la mémoire du bouquetin", II, 5+, 100m.
Deux longueurs qui remettent vite l'ambiance de la verticalité. Une fois celle ci avalé nous nous dirigeons vers "Riacamo", II, 5+, 100m, qui est en condition moyenne mais qui vaut le détour.
C'est très fin sur le début puis ça deviens mieux mais très raide et on ne peux pas taper partout avec ces température de -10°C. J'y passe un peu de temps car pas mal de colonne sont fendu par se froid glaciale, Il faut grimper sans trop frapper.
Deuxième jour on opte pour la grande ligne de "Tchao Felix", III, 5+, A1, X, 300m.
Qui à été parcouru il y a peu apparemment. Après avoir parcouru la veille les bars à la recherche de quelques friends et coinceurs à racolé (Merci Sam Baugey), en effet je ne pensais pas faire cette ligne en venant ici.
La ligne est belle, les température encore très froide et il n'y a aucune trace.
Nous montons pour allez voir ce fameux passage en mixte, mais finalement ce deuxième jour, au bout de quatre longueurs pas si facile que ça, aura eu raison du physique de Fred mon client.
En tout cas ça fait du bien de grimper de belle ligne même si ça caille un peu plus que d'habitude.
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mercredi 26 février 2014
mardi 21 mai 2013
Face Nord du Râteau : Voie Cambon - Francou
Ça y est, l'appel de la montagne est trop fort ...
On décide avec "Mémé" de faire une petite visite au Râteau. Et on prend la voie Cambon - Francou comme défouloir
On se renseigne auprès de quelques répétiteurs mais il nous en apprennent autant que le topo. Les sacs sont près, nous sommes à La Grave, il est 15h30, le soleil brille, il fait très chaud. On se dit qu'on fait bien de se mettre au frais demain, avec cette canicule qui nous plombe.
Nous voulions dormir dans le resto à 3200m, mais une surprise nous attend, l'aide cuistot du resto à invité quelques potes pour une soirée bien arrosée. Nous dormirons au final dans la gare du téléphérique, plus au calme.
| Elles sont belles, non ? |
Nous partons vers 4h20 après avoir rangé toutes les affaires et laisséles skis au resto, des fois qu'on rate la benne...
Ah oui j'ai oubliéde dire que demain la météo est horrible, neige iso 0°C à 1000m, du coup il ne faut pas traîner.
Nous accédons aux pans de rideau et vers 6h00 on attaque à remonter les pentes qui mènent à la rimaye.
Première frayeur lorsque voulant la franchir un bon "WOUUF" se fait sentir. Une belle fissure de 5 mètres de long se trouve juste au dessus de nous. On la franchit un peu plus loin et là rien ne bouge, sauvés.
Le tracé du topo est peu précis et nous décidons de nous diriger vers un grand dièdre gris clair de 120 mètres. Et oui armé de nos piolets et crampons, c'est là ou nous nous sentons le plus à même de grimper rapidement. Il s'avèrera que c'était plus à droite, dans des dalles compactes.
Ce dièdre se déroule en 4 longueurs, il y a des fissures mais aussi de bons blocs à éviter afin de ne pas finir écrasés. Ça grimpe dur dans chaque longueur, mais sans être extrême.
On fini par retrouver le bon cheminement en haut de la première tour. La suite parait beaucoup plus sain et la grimpe est très agréable.
On sort à la deuxième tour et la longueur avec la "crête de coq" est très impressionnante car la neige est bien présente dessus.
Normalement le retour, en été, est assez rapide et facile, il suffit de descendre un peu côté sud et de traverser sous l'arête pour rejoindre le col de la Girose.
Mais avec toute cette neige humide en face sud, c'est juste mission impossible.
Mémé parvient à tirer une longueur en traversée de 50 mètres en une heure, je le rejoins, non sans mal. Des coulées de neige lourde partent sous les pieds, nous n'avons aucun bon ancrage, je tombe 2 fois en second. Mémé me crie dessus en me disant que je ne dois pas tomber car le relais qu'il à fait est plus que moyen, mais je donne tout pourtant...
Dans ma tête il est impossible de continuer comme cela.
A cela il faut rajouter le mauvais temps qui vient sur nous à grand pas. On ne l'avait pas vu venir, il était prévu pour le lendemain et nous sommes à présent dans un épais brouillard.
Une fois arrivé à lui et profitant d'une éclaircie nous décidons d'un commun accord de nous faire hélitreuiller au vu des conditions et du mauvais temps prévu pour demain qui est déjà en train de nous arriver dessus.
En effet il nous fraudait bien 6-8 heures pour faire cette satanée traversée jusqu'au col et nous ne voulons pas finir comme les Italiens perdus dans le mauvais temps à la Barre des Ecrins et nous retrouver un peu refroidis.
La suite s'enchaîne vite, il faut remonter en artif à l'arête afin que l’hélico nous récupère plus facilement.
Il arrive et nous sommes évacués très rapidement, ouf.
Après cela c'est notre fête arrivés à La Grave, tout le monde est déjà au courant et nous devons payer notre tournée pour ne pas nous faire huer sur la place du téléphérique.
Enfin bon, plus de peur que de mal.
Nous aurions du partir un jour plus tôt pour pouvoir nous garder un peu plus de marge par rapport à ce mauvais temps de vendredi, mais les expériences sont toujours bonnes à prendre lorsque ça finit comme cela.
jeudi 10 septembre 2009
Et de une ...
A peine arrivés au Yosemite (le 05) nous faisons l'approche pour bivouaquer au pied du Half Dome, faute de place au Camp 4. Le mur est imposant, l'approche aussi.
3 heures de marche avec des sacs qui commencent a être lourds. L'objectif est de gravir les 23 longueurs de la "Regular route" à la journée. Cette voie, normale, ouverte en 1958 cote 7a+ max avec une majorité de 6a/b sur 560m.
Bien entendu elle n'est qu'en pures fissures,
plus ou moins larges voir extra larges.
C'était le test d'entrée pour savoir si nous étions dignes de séjourner dans la vallée du Yosemite.
Le challenge a été atteint en 13h3 (le 07) mais nos mains et bras de pauvres européens ont bien souffert (normal, non !?). Nous avons re-dormis au pied, contents d'avoir réalisé cette magnifique voie.
Le lendemain, le 08 nous arrivons à nous installer au Camp 4, camping légendaire des grimpeurs du Yosemite, le moins cher par la même occasion (étrange dis donc...). Nous programmons les jours suivants et listons ce qui manque comme matériel et nourriture.
Le programme est le suivant :
fred, Ben et Damien
Le lendemain, le 08 nous arrivons à nous installer au Camp 4, camping légendaire des grimpeurs du Yosemite, le moins cher par la même occasion (étrange dis donc...). Nous programmons les jours suivants et listons ce qui manque comme matériel et nourriture.
Le programme est le suivant :
- Jeudi 10 : Ascension du "Free Blast", voie en libre commune a plusieurs voie d'El Capitan (Salathe, Free Rider, The Shield ...). Elle cote 7a max pour 300m d'escalade mythique au centre d'El Cap.
- Vendredi 11 : Hissage des sacs au sommet du "Free Blast"pour faire "The Shield". C'est une voie d'artif majeure de la face. Juste à gauche du Nose dans un bombé lisse de dingue. Nous prévoyons 3 jours pou faire les 20 longueurs cote A2, si on utilise un marteau et C4 en clean climbing (sans marteau = sans pitons = PEUR !!!). Je suis assez motivé pour la deuxième option pour le fun, Ben et Damien beaucoup moins, on verra sur place. Mais je me suis suffisamment équipé en Cam Hook (sorte de crochet que l'on fait travailler dans les fissures évasées verticales), Rp'z (micro coinceurs asymétriques) et Alien Hybrid (friends avec des cam de différentes tailles pour rentrer dans les trou de pitons évasés). Donc il va falloir rentabiliser tous ça, nom de dieu !!!
En espérant que les photos vous fassent rêver un peu, je vous dit à très bientôt
En tout cas ont en prends pleins les yeux (et les bras)fred, Ben et Damien
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