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dimanche 21 décembre 2014

Goulotte Marshall'Ombre en face Nord d'Ailefroide

Quelle début de saison pourri, enfin pas pour tout le monde...

En effet il n'y a pas de neige, pas de cascade de glace. Du coups ça nous à poussé à aller voir plus loin, plus haut.
Il y a 10 jours nous sommes allé faire une rando classique à ski pour voir si les conditions du glacier noir et par la même occasion essayer de nouveaux ski light. Bonne nouvelle la route est ouverte jusqu'au parking de printemps situé au bout de la plaine du près de madame Carle.
Résultat des courses, hormis la belle sortie de ski de rando dans la poudreuse, les faces sont belles et les lignes de goulottes bien apparentes.
La face nord le 7 décembre
Je fais passer l'info sur "facebook" et autre sites de référencents de condition de glace, en espérant que quelqu'un ferait le premier pas et ainsi la première trace. Mais non personne n'a voulu y allé.
Finalement nous avons un créneau de libre vendredi 19 avec Jonathan.
On prépare les sac, on se couche tôt et hop il est déjà 2h00 du matin, le réveil sonne, je suis tout excité mais mon corps n'a plus l'habitude de se levé aussi tôt. C'est sur aujourd'hui ça va être long. D'autant plus que le topo annonce un horaire de répétition de 10 à 12 heures, sans l'approche ni la redescente... Certes on sais que les conditions ont l'air très bonne mais ça reste quand même une bonne bavante et les jours sont courts, très court, nous sommes à 2 jours de l'hiver et du jour le moins long par la même occasion.
On se rejoins a L'Argentière-La-Béssée à 3h00 et on file au près de Madame Carle, ciel étoilé, mais pas trop froid. On partage le matos, chausse les ski sur une neige béton et c'est partis, il est 3h45.
On remonte tranquillement le glacier et le réveil matinale commence à se faire sentir ainsi qu'une petite douleur au niveau de l'aine.
Qu'est ce que c'est long cette approche !!! Et notre corps qui nous supplie d'aller nous recoucher, mais qu'est ce qui nous à pris de recommencer la montagne de cette façon.
Noté le dépot de ski plus bas
3h30 plus tard Jo n'en peux plus avec la douleur au niveau de l'aine. On s'arrête et on mets les chaussure d'alpi, nous ne sommes pas encore à la rimaye. Il nous reste à franchir un morceau de glacier crevassé et un petit morceau de dénivelé quand même.
Le départ de la voie est encore loin...
8h45, on s'attaque à la rimaye, on pensait vraiment y être plus tôt...
Le crux de la voie ! la rimaye
La suite va commencer doucement à nous réveiller, 200 mètre de pente de neige à 50-60°.
On commence à se réveiller
Ca y est nous somme enfin au pieds des difficultés et ça à l'air franchement bien garnis en glace. Il est 9h45.
Le début des difficultés
La suite est vraiment agréable, les longueurs s'enchaînent tranquillement, nous prenons le temps de filmer, aucun stress, dément. Ca n'a rien à voir avec le topo qui annonce de beaux combats en mixte difficilement protégables.
Jonathan en action au milieu du bastion
Nous n'aurons aucun passage en mixte, tout ce fera en glace.
Jo toujours
Nous sortons de la partie raide et la suite remonte une goulotte large facile.
Presque à la fin avant de rejoindre la pente de neige finale
Il est 13h15 et nous avons atteint la pente de neige finale de la voie. Nous décidons de redescendre en rappel pour retrouver les skis et rentré à la maison.
En effet nous n'avons pas sortis l'itinéraire jusqu'à l'arête, l'étique en prends un coup mais nous assumons. Il fera nuit à 17h00 et nos copines nous attendent avec impatience.
On équipe le premier relais sur piton et coinceur et c'est partis pour 1h30 de rappel et désescalade. Hormis le premier relais que l'on a équiper au pieds de la pente de neige terminale et un autre un milieu de la section raide, tous les rappels se feront sur lunules et désescalade.
Le retour vers les skis et la vallée
15h10, nous voici à nouveau au ski, on change de chaussures et on se laisse glisser sur la neige soufflé et béton jusqu'à la voiture.
Il est 16h15 la journée est fini ...

Vidéo en ligne : ICI

mercredi 23 mai 2012

Roche Faurio en famille

Ce fut difficile de caler cette sortie par rapport à la météo annoncée. On a du attendre le bon créneau et on a bien fait, deux de grand beau.
C'est avec ma sœur Florence et son copain Fred, que je suis allé au refuge des Ecrins le mercredi 23 mai, après 4h30 de marche, sous un soleil de plomb. Les rencontres sur le chemin furent nombreuses, grâce au printemps bien installé sur les Hautes-Alpes, en voici la preuve.
Bonjour la marmotte ...
L'accès au refuge, en raquette, était une bonne option avec toute cette neige.
Le refuge du Glacier Blanc




Ce refuge est assez haut perché sur son promontoire rocheux (3175 m) et on est content de le rejoindre pour prendre un bon repas mérité.
La barre des Ecrins au petit matin
Le lendemain, réveil matinal pour profiter de toute la journée, ce qui n'est pas pour nous déplaire avec ces couleurs magnifiques.


Finalement, nous arrivons au sommet et en profitons, le temps qu'il faut, pour admirer le massif à 360°.
La cordée au sommet de Roche Faurio
Retour dans la vallée avec toujours ce soleil qui ne nous quittera pas. On est content d'arriver.

jeudi 2 juillet 2009

Retour aux sources : Le glacier Noir dans les Ecrins

Ça y est après avoir délaissé quelques années cette belle vallée, riche en aventures engagées, me voici de retour pour une nouvelle bavante. Et oui ce qui fait le charme de ses faces nord du glacier noir, c'est que c'est loin, haut, dur et que l'on redescend par une autre vallée encore plus longue.

Cette fois ci je fais cordée avec un ancien camarade du lycée, Ben Brochard, qui prépare sa liste de courses pour l'aspi. Avec lui on ne s'emmerde pas, les 3h00 de marche d'approche deviennent un rendez-vous chez le coiffeur, avec des discussions à n'en plus finir et pareil au retour. C'est bon çaaa ! Surtout en Oisans avec ses marches à n'en plus finir.
Notre projet est de faire le pilier des séracs à l'Ailefroide centrale et de sortir par la droite au sommet principal. Pour ensuite faire la traversée jusqu'à l'Ailefroide orientale. C'est une belle journée en perspective, non ?

C'est donc à 1h30 du matin que nous laissons la voiture au prés de Madame Carle, 1874m, pour remonter la moraine du glacier noir et atteindre le pied de la face à 3100m. A 5h00 nous commençons la première longueur du pilier des séracs. Ce pilier bien marqué présente des difficultés modérées mais très engagées et exposées mais le rocher est très sain, rendant la grimpe engageante. Vers 10h00, nous prenons pied sur le glacier suspendu. La neige est molle et très humide, pas de regel durant la nuit.
nous bifurquons vers la droite pour rattraper les arêtes de Coste Rouge pour atteindre le sommet de la Centrale.

Des cumulus montent gentiment depuis ce matin puis emplissent entièrement le ciel. Nous gardons confiance et entamons la traversée. Nous n'avions pas pris le topo de la traversée des arêtes, pour le sport. Nous nous en sortons pas mal mais la pluie vient nous titiller arrivés à la pointe Fourastier. Nous décidons de redescendre sans finir la traversée. Dommage mais c'était la bonne solution.

Viens le moment de la descente qui se passe de commentaires, car toujours trop longue. Retour à la voiture a 21h00 enfin !