lundi 18 juin 2012

Mont Pelvoux - Pointe Puiseux (3943 m) : Couloir Coolidge et Traversée

Aujourd'hui lundi montée au refuge du Pelvoux pour rejoindre mes clients là haut.
Ambiance printanière avec ce vert enivrant

Au bout de la vallée se trouve le refuge du sélé
Il à fait chaud, même très chaud sur ce long chemin de 1200m de dénivelé. Je retrouve un peu avant le refuge mes clients Daniel, Jérôme et Thomas
Le refuge du Pelvoux 2700m



Le gardien nous attendais, nous ne sommes pas nombreux comme à chaque fois ici, que du bonheur.

Le lendemain réveil à 3h00 pour un petit déjeuner avec croissant frais, s'il-vous-plait !!! Énorme

La neige n'est pas loin en se début de saison et c'est au bout d'une petite demi heure que nous cramponnons. Malheureusement pour nous l'isotherme 0°C est vers 4000m. Du coup la neige ne porte pas top et nous avançons un peu moins bien que prévu. C'est comme ça, on fait avec mais en tout cas il fait beau.

Vers 5h30 nous attaquons le couloir Coolidge que nous remontons tranquillement pour débouché sur le plateau sommitale.
En sortant du couloir Coolidge
 Sommet vers 8h00, nickel, une vue magnifique sur la face sud de la Barre des Ecrins
La Barre des Ecrins
Pour nous la course commence ici car le plus technique sera de redescendre à Ailefroide par le glacier des Violettes.
Pas une seule crevasse sur les Violettes

Le bon enneigement de se début de saison fait que les crevasses sont bien bouchées, par contre les différents rappels sont toujours obligatoires surtout avec mes 3 clients.
Le glacier des Violettes en top condition
Une fois sur le névé Pellissier on se laisse glissé pour prendre pieds sur le chemin qui amène sur les très impressionnantes "Vires d'Ailefroide" que l'on descend doucement car la journée fut longue et l'attention est de mise sur se chemin qui ressemble parfois à de l'escalade.



mercredi 23 mai 2012

Roche Faurio en famille

Ce fut difficile de caler cette sortie par rapport à la météo annoncée. On a du attendre le bon créneau et on a bien fait, deux de grand beau.
C'est avec ma sœur Florence et son copain Fred, que je suis allé au refuge des Ecrins le mercredi 23 mai, après 4h30 de marche, sous un soleil de plomb. Les rencontres sur le chemin furent nombreuses, grâce au printemps bien installé sur les Hautes-Alpes, en voici la preuve.
Bonjour la marmotte ...
L'accès au refuge, en raquette, était une bonne option avec toute cette neige.
Le refuge du Glacier Blanc




Ce refuge est assez haut perché sur son promontoire rocheux (3175 m) et on est content de le rejoindre pour prendre un bon repas mérité.
La barre des Ecrins au petit matin
Le lendemain, réveil matinal pour profiter de toute la journée, ce qui n'est pas pour nous déplaire avec ces couleurs magnifiques.


Finalement, nous arrivons au sommet et en profitons, le temps qu'il faut, pour admirer le massif à 360°.
La cordée au sommet de Roche Faurio
Retour dans la vallée avec toujours ce soleil qui ne nous quittera pas. On est content d'arriver.

jeudi 9 février 2012

New Génération

Ça y est "L'ensemble de Mandelbrot" est accessible à tous, enfin presque à tous... 
La mythique ligne, jamais répétée depuis 1992, car jamais reformée (à part une fois il y a 10 ans je crois) a son option dans le rocher, et pas des moindres "New Génération" 60m, M7+.




Lorsque nous avions réalisé "Lacelle qui reste" cela nous avait sauté aux yeux (avec Jonathan Joly) Il n'y avait plus qu'à ...
Une belle ligne de faiblesse dans le rocher nous tendait les bras, il fallait juste y aller, pour ouvrir à mon sens, l'une des plus belle longueur de dry de Gramusat.


Du bas il y avait un beau dièdre avec une fissure, du coup on s'y rend avec pas mal de matos, histoire d'assurer le coup. On a aussi pris des spits, car on s'aperçoit que les vielles lignes de dry,  équipées de pitons et très peu protégeables font fuir les répétiteurs. Ces pitons vieillissent mal et les chutes sont parfois interdites, au risque de revenir à la maison en totocoptère ...


On remonte donc les 3 premières longueur de "Mandelbrot" avec de bons sacs de porc, et la plus belle longueur sera pour moi. Au programme 45 mètres de pure dry en M7+, 3 pitons, 3 spits (là ou ça fait du bien à la tête) et un rocher dément.
La longueur commence par 10 mètres faciles, avec des strates à grimper puis on bute sous un petit surplomb que l'on traverse afin de rejoindre un dièdre magique. Les friends se calent facilement, que du bonheur. 
Tout en haut on arrive sur une petite terrasse, le rêve. Jo s'occupe de la deuxième longueur, assez courte mais où il faut s'appliquer, 15 m, M6+.
Et nous voilà sur la section du haut de la cascade. il est déjà 17h00 nous reviendrons pour enchaîner le M7+ et la glace du haut plus tard ...


Le 17 février je reviens avec Ben Guigonnet ou nous enchaîneront toutes les longueurs et celles du haut en glace qui méritent à elle seul le déplacement. 
Au final cette ligne est majeur, oui oui !!!